ACTIVITÉS DES PARTIS POLITIQUES ET CELLES À CARACTÈRE POLITIQUE DES ASSOCIATIONS : SUSPENDUES JUSQU'À NOUVEL ORDRE

ACTIVITÉS DES PARTIS POLITIQUES ET CELLES À CARACTÈRE POLITIQUE DES ASSOCIATIONS : SUSPENDUES JUSQU'À NOUVEL ORDRE


Deux raisons essentielles sous-tendent cette mesure : politique et sécuritaire. L'objectif principal étant de préserver l'ordre public et assurer le bon déroulement du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation qui débute ce samedi 13 avril


Le gouvernement a suspendu jusqu'à nouvel ordre les activités des partis politiques et celles à caractère politique des associations sur toute l'étendue du territoire national « pour raison d'ordre public ». La décision prise suivant un décret pris en Conseil des ministres a été annoncée hier par le ministre d'État, ministre de l'Administration territoriale et de la Décentralisation. Le Dr Colonel Abdoulaye Maïga intervenait lors d'un point de presse dans les locaux de son département.


Selon lui, cette suspension vise à préserver l'intérêt général. « C'est une mesure impersonnelle qui ne vise aucun parti politique », a soutenu le Dr Colonel Abdoulaye Maïga. En clair, a-t-il commenté, cette suspension ne s'attaque pas aux formations politiques et aux associations, mais s'intéresse plutôt à leurs activités.


Le porte-parole du gouvernement a précisé que deux raisons fondamentales sous-tendent cette mesure gouvernementale. Il s'agit des raisons politique et sécuritaire. L'argument politique est de maintenir un climat de sérénité pour la tenue du Dialogue inter-Maliens pour la paix et la réconciliation. À ce niveau, a fait savoir le Dr Colonel Abdoulaye Maïga, plus question de cacophonie au moment où se déroule ce dialogue à travers le pays. Ce dialogue tant attendu par les Maliens, selon lui, sera l'occasion de recoudre le tissu social et renforcer la cohésion nationale.


S'agissant de l'argument sécuritaire, le ministre chargé de l'Administration territoriale a fait remarquer que la prise de Kidal ne signifie pas la fin du terrorisme. Le terrorisme est une menace encore dans notre pays, a-t-il rappelé. En témoignent, selon lui, les attaques dans différents endroits. « Nous devons rester vigilants », a-t-il souligné.


Par ailleurs, le ministre Maïga a déclaré que cette suspension ne signifie pas que les élections ne seront pas organisées. Elle ne veut pas non plus dire que les formations politiques et les associations ne sont pas importantes, a-t-il conclu.